Station thermale d’Aix les Bains au cœur de la Savoie. Les thermes d’Aix les Bains proposent des cures thermales médicalisées spécialisées en rhumatologie, découvrez le programme global des cures Mieux Bouger®. La station thermale propose également des séjours remise en forme, des soins détente et bien- être. Faites en profiter vos proches avec les bons cadeaux détente et bien être.
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Frise chronologiqueL'Atrium ou les thermes PétriauxThermes Chevalley
L'histoire de cette partie des Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains est extrêmement riche et variée. Ne sont mentionnées ici que les phases les plus importantes de leur histoire.
De son riche passé romain qu'elle doit à la présence de sources thermales, la ville d'Aix-les-Bains garde deux monuments encore visibles aujourd'hui : le temple dit « de Diane », daté du règne d'Auguste, englobé dans l'hôtel de ville, et l'arc de Campus, monument funéraire qui servit de porte d'entrée solennelle pour les Thermes.
D'importants vestiges des Bains Romains découverts en 1977 sont aujourd'hui classés « Monuments Historiques » et visibles depuis les ascenseurs panoramiques de l'Atrium. Ils devraient sous peu être à nouveau ouverts à la visite.
Après la disparition des thermes romains et jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, les soins se prennent à l'emplacement des deux sources aménagées succinctement pour les douches.
Après que le duc Chablais en 1772, frère du roi de Piémont Sardaigne Victor Amédée III, soit venu prendre les eaux à Aix-les-Bains, le manque de confort l'amène à faire un rapport à Turin. Le roi commande aussitôt les plans d'un établissement thermal à l'ingénieur Nicolis de Robilant. En 1777, l'architecte Capellini lance la consultation des entreprises.
Le Bâtiment Royal est une construction élégante.
A partir de la création du Bâtiment Royal, la famille régnante de Savoie rythme par ses bienfaits les grandes phases du développement du thermalisme aixois. Depuis que le duc de Chablais a déclaré que « ces eaux sont, pour cette ville et la Savoie, une source de richesse qu'il faut exploiter, et pour l'humanité, un bienfait dont il faut se souvenir », le gouvernement apporte régulièrement les subsides nécessaires à l'entretien des bâtiments. Les monarques se déplacent en personne pour profiter des eaux et vérifier le bien-fondé des demandes de subventions.
Les progrès de la médecine et le développement des idées hygiénistes vont inciter les dirigeants d'Aix à changer l'échelle de la station en la dotant d'un bâtiment qui sera salué comme le plus grand et le plus moderne d'Europe.
Un groupe de médecins visite toutes les stations importantes et un concours d'architectes est lancé pour une extension monumentale qui nécessite la démolition de tout un quartier du centre-ville. Le maire de la ville, Maurice Mollard, convainc le gouvernement de financer le projet commandé à l'architecte Pétriaux. Les travaux durent de 1932 à 1934.
La grande révolution sociale de 1946 permet à la station d'Aix-les-Bains d'accueillir les premiers assurés sociaux, en période « creuse », avec un forfait cure. Dès l'année suivante, l'expérience est étendue sur tout le territoire affichant ainsi que «tout homme, quelle que soit sa condition sociale, a droit au bénéfice de la cure thermale si son état de santé l'exige». Après une période de balbutiements, au bout de dix ans, l'effet de la prise en charge porte nettement ses fruits, puisque le nombre de curistes pris en charge fait un immense bond en atteignant le record de 52 000 en 1986. Cet afflux de clientèle rend indispensable une nouvelle réorganisation des locaux. L'architecte Mabileau, lié aux Thermes par convention, imagine un plan d'agrandissement à partir de 1964 : il crée des services dans l'espace de circulation, surélève le bâtiment d'un étage, transforme la piscine olympique en plusieurs bassins de rééducation fonctionnelle. L'établissement comprend en 1990 trente services sur six étages de soins. Il est alors capable de recevoir 4 500 curistes par jour.
Plusieurs études menées en 1986 amènent la direction des Thermes à solliciter de l'État le lancement d'un programme de refondation, résolument moderne et rompant avec la tradition d'extension d'un bâtiment unique. Il s'agit de construire des Thermes sur un site nouveau, à proximité du forage à grande profondeur permettant de puiser l'eau thermale à la demande, sans stockage, garantissant une qualité bactériologique parfaite. La ville et le département sont regroupés dans un syndicat mixte et un concours d'architecte est lancé en octobre 1992.
L'équipe de l'architecte parisien d'origine polonaise Stanislas Fiszer, associé à Jean-Yves Le Mesle, est désignée le 8 avril 1993.
Les architectes ont conçu un bâtiment très sobre, structuré en grandes lignes horizontales épousant le relief. Le sous-sol abrite les espaces techniques et le parc à voitures ; un grand hall permet l'accès à trois unités de soins identiques où les curistes trouvent en un même lieu tous les traitements thermaux.
Un vaste espace de détente, ouvert sur le jardin, complète l'équipement. Les matériaux choisis participent eux-mêmes au décor, en particulier le béton, remarquablement mis en œuvre ou le bois utilisé de manière spectaculaire sur les plafonds courbes. Les 49 puits de lumière constitués de verre laissent pénétrer la lumière pour un bel éclairage naturel.